Mardi 11 août 2009
Dans le cadre de la rotation des officiers de la loge, un nouveau collège sera installé le 22 septembre 6009, l'occasion d'un bilan au terme d'un vénéralat de trois années.

Notre atelier est l'un des plus anciens de France. Fondé le 11 avril 1807, il est le second atelier toujours en activité de la liste des loges de la Grande Loge de France à ce jour.

En septembre 6006, l'état de l'atelier était mauvais, avec un fort taux d'absentéisme et une absence de recrutement significatif depuis plusieurs années.

Par le jeu des mutations, des changements de vie, des démissions et des décès, l'effectif ne cessait de décroître d'année en année.

Dans un premier temps, il a fallu faire un état des lieux pour comprendre ce qui se passait et comment nous en étions arrivés à ce stade.

Comme toute organisation humaine, un atelier a des temps forts et des périodes basses voire de déclin : nous avons vécu la période Richard Dupuis alors qu'il était Grand Maître au total pendant 11 années non continues. Donc un atelier qui a compté jusqu'à 130 membres.

Mais une fois cette "locomotive" passée à l'orient éternel, a commencé un lent endormissement de la 99 avec quelques sursauts certes, mais au gré des différentes équipes aux commandes de la loge.

Au cours des trente dernières années (je suis entré en maçonnerie en 1976), la baisse de fréquentation a été progressive, mais surtout une sorte de perte de repères y compris dans la maçonnerie.

Plusieurs courants (Grand Orient de France, Droit Humain, Grande Loge Nationale Française) ont affaibli le message maçonnique par une sorte de course en avant pour augmenter le nombre des frères et soeurs des différentes obédiences.

Face à cette accélération, globalement la Grande Loge de France a pris du retard en ce sens que l'on n'a jamais cherché à faire du "chiffre" en terme d'effectifs.

Cependant, même en voulant rester sélectif, une légère tendance au repli sur soi a pu être mis en évidence. 

De sorte que cet affaiblissement relatif des effectifs a été plus marqué dans certains ateliers comme le nôtre.

Pendant ces trois années, le maître-mot était "recruter" car la survie de l'atelier dépend des nouveaux maillons qui seront les officiers de demain.

Par une politique d'information et de rencontre avec des profanes (dîners "portes ouvertes", Saint Jean d'été, tenues blanches ouvertes), il a été possible de créer sept nouveaux maillons.

Le travail ne s'arrête pas comme le suggère notre rituel : nous devons sans cesse travailler à l'édification de notre temple intérieur et agir pour notre bien être commun.

Ce bien être commun passe par des travaux de qualité, sous la direction d'officiers actifs et prêts à servir l'atelier pour son épanouissement.

Pour que l'égrégore puisse exister il faut qu'un ensemble d'énergies soient cumulées.

La maçonnerie donne des outils pour trouver des réponses aux questions que tout homme se pose : elle ne donne pas de réponse contrairement à la religion.

Cette liberté de penser a un prix : celui du travail en loge pour que continue à exister pour les générations à venir ce merveilleux outil d'épanouissement qu'est la démarche maçonnique.

Contrairement à certaines idées reçues (mais fausses), la maçonnerie se vit en loge et l'assiduité est un engagement essentiel et, encore une fois, le prix à payer pour que s'opère lentement cette transformation intérieure qui permet de polir notre pierre brute, un jour à la fois.

Bon courage au nouveau collège des officiers et longue vie à La Jérusalem Ecossaise.

Le Vén.'. M.'.
de 6006 à 6009




Par La Jérusalem Ecossaise
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 9 mai 2009
Le site www.stella-maris-gldf.com est celui de la R:.L.: Stella maris à l'orient de Paris de la GLDF.

J'ai trouvé sur ce site une planche écrite par un frère décédé.

Cette planche m'a donné à réfléchir : puisse-t-elle vous aider à vous poser les bonnes questions.

Le VM en chaire


Ce présent propos se veut parole d’espoir et de sérénité, aussi je vous propose un document qui, en son temps, a conforté l’égrégore de notre bel Atelier.
Il s’agit de la planche posthume, du dernier travail que nous a légué l’ouvrier J. M.,

Lis et médite !
 

Très chers et bien aimés Frères.
 
A l’heure où vous prendrez connaissance de ces quelques lignes, les portes de l’Orient Eternel se seront à jamais refermées derrière moi, et j’aurai donc connu l’initiation suprême à laquelle, depuis le jour de notre naissance, nous sommes inéluctablement condamnés. Il y a bien longtemps que, dans la pénombre du Cabinet de réflexion, j’avais composé ce que nous appelons notre Testament philosophique.

J’ai, depuis longtemps oublié les termes qui le composaient, mais cela n’a plus beaucoup d’importance, car ils seraient certainement fort dissemblables de ce que je ressens maintenant.

Je voudrais tout d’abord, vous dire l’immense plaisir que j’ai éprouvé à votre contact, et surtout, tout l’enrichissement moral que vous m’avez apporté tout au long de ma vie maçonnique. C’est la raison qui m’a incité à composer un dernier testament qui, je le pense, sera beaucoup plus philosophique que celui qui fut livré aux flammes purificatrices, le jour de mon Initiation.

Mes Frères ! Nous ne pouvons nous empêcher d’être dans la tristesse lorsque la mort nous sépare de ceux que nous aimons.

Nous avons le cœur brisé par la mort de ceux que nous aimons, mais l’espérance nous soutient. Notre faiblesse naturelle nous accable, mais la foi nous relève. Savoir enfin que nous sommes destinés à la mort nous attristes, mais être pleinement conscients que nous émergerons en pleine lumière, après la plongée aux ténèbres, voilà ce qui doit nous réconforter.

De même qu’une chandelle exposée au vent, non seulement n’éclaire pas, mais s’éteint complètement et que le soleil radieux ne peut être obscurci par la tempête la plus furieuse, de même, la foi de ceux qui comptent sur la récompense de leurs mérites par un Dieu rémunérateur s’évanouit, tandis que celle de ceux qui ont la certitude de la présence du Grand Architecte de l’Univers en eux, ne s’éteint jamais.

C’est de cette foi toute simple, cette foi qui n’attend rien en récompense, que nous devons nous imprégner. Peut-être alors, aurons-nous la chance de voir se lever sur nous, nos enfants, et sur tous les hommes, le Soleil de Justice.

Alors, Frère, marche vers ta fin qui est d’éternelle jeunesse. Mais prend bien garde alors, que tes buts terrestres soient en rapport avec celui-là, au moins ne t’en écarte pas.

Souviens-toi que ton vrai destin sur la terre, n’est pas de t’enrichir, ni d’acquérir un nom, mais de t’instruire, afin d’être capable à tout instant, de pouvoir saisir l’étincelle de Vérité Eternelle.

Ce qui t’en empêcherait, jette-le !

Cette charge de convoitise qui fait cagneuse ta marche et bossue ton âme, encombre tes mains, jette-là ! Veux-tu parvenir à la tombe comme un pauvre être rabougri, pour le seul plaisir d’y avoir charrié bêtement ces biens matériels que tu y laisseras ?

Cette jalousie t’égare, jette-là !

Cette haine qui, comme un lupus, te ronge la face, te mange les yeux, au point de ne plus savoir où te portent tes pas, arrache-là, jette-là !

Et ces soucis qui sucent le meilleur de ton sang, cette peur où tu titubes, comme si tu allais à la mort, quand tu vas vers la vie, jette ! Jette !

En vérité, cette fin n’est pas la fin de l’ouvrier. C’est seulement la fin de l’œuvre, grande et douloureuse, pour laquelle l’ouvrier va toucher son salaire.

Saint Paul, lui-même, près de partir, n’écrivait-il pas : « Je suis fini, mais j’ai fini ». J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la Foi et j’attend ma couronne.

Parce que l’existence terrestre est une course à la couronne, la couronne de vie, la couronne de Vérité que rien ne flétrira, nous devons accepter avec sérénité le commandement qui dit à chacun : « toi, marche vers ta fin ». Et malgré leur dureté, garder assez de grandeur d’âme, pour en bénir les étapes ;

Nous ne sommes ici-bas que de simples voyageurs, efforçons-nous de faire tout ce qui peut nous rendre le voyage agréable, et sachons le rendre tout aussi agréable à nos compagnons de route, en essayant de les faire profiter de notre expérience, et peut-être, de nos Lumières.

Espérons mes Frères, espérons en confiance et sérénité !

Souvenons-nous de la dernière parole de notre rituel funèbre : « Rien ne se perd, tout se transforme ».

                                                                                            Votre Frère, J. M.
 
Ainsi notre Frère J. a dit, et ces paroles d’espoir dont nous avons pris connaissance alors qu’il n’était plus nous ont apporté une grande sérénité. Il nous avait légué le plus beau message qu’un Franc-Maçon honnête et sincère puisse produire. 

En publiant ce document, nous avons eu l’immense plaisir de raviver la mémoire de J. et de mettre en évidence un solide maillon de notre Chaîne d’Union.
 
Par La Jérusalem Ecossaise - Publié dans : Douglas
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 20 janvier 2009
C'est mardi 13 janvier 2009 que nous avons eu le plaisir d'accueillir le frère Alain POZARNIK qui venait plancher sur le thème "le travail en maçonnerie".
J'avais tenu à recevoir le conférencier en tant que frère et non en tant qu'ancien dignitaire de l'obédience.
Quelle leçon d'humilité d'un homme qui n'a rien à prouver.
Pour ma part, j'ai pu retrouver au cours de ces 46 minutes de conférence a capela l'essence même de la maçonnerie et du travail en maçonnerie.
Quel bonheur d'avoir pu assister à une telle synthèse de cette densité.
Dans un mois, un compagnon traitera le même thème avec ses propres mots et ses deux années de pratique maçonnique.
Ce n 'est pas souvent qu'un ancien grand maître vient plancher dans notre atelier en tant que frère.
J'espère revivre ce genre de soirée car elle m'a beaucoup apporté.
Le Vén:.M:. en chaire
Par La Jérusalem Ecossaise - Publié dans : 99paris
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 11 novembre 2008
Les Archives de la Grande Loge de France.

Un système de rayonnage mobile accueille environ 800 mètres linéaires d’archives consultables à la bibliothèque et aucune pièce ne peut sortir des locaux de la Grande Loge de France.

Elles sont accessibles à tous les frères de la Grande Loge ou des autres obédiences maçonniques ainsi qu’aux historiens, chercheurs, universitaires ou simples profanes, sur demande justifiée, pour tout le XIXe et le début du XXe siècle.

Les archives conservent le corpus historique de la quasi-totalité des loges bleues écossaises administrées par la Grande Loge Centrale du Suprême Conseil (de 1820 à 1894) et les loges de la Grande Loge de France (de 1894 à nos jours) dont les loges d’adoption (loges féminines souchées sur les loges masculines).

Elles conservent également les archives administratives alimentées par les documents provenant des différents services et par les archives que les loges leur confient, bénéficiant ainsi des moyens matériels et conceptuels d’une conservation rigoureuse.

Leur classement, basé sur le principe simple de la chronologie de la création des loges ou de l’activité des différents services, permet de répondre rapidement et aussi exhaustivement que possible aux demandes.

Le retour des « archives russes » a permis de reconstituer les archives administratives centrales de l’entre deux guerres, de récupérer des archives historiques de loges, notamment celles de la « Loge anglaise 204 » créée en 1732 qui a été intégrée à la Grande Loge de France en 1923 (...avec ses archives du 18e siècle...), de retrouver les archives des loges d’adoption, loges féminines, souchées à l’origine sur les loges masculines de la Grande Loge de France et d’exhumer de nombreux rituels dont certains du XVIIIe siècle parfois très richement décorés.

(C) site de la Grande Loge de France (www.gldf.org).
Par La Jérusalem Ecossaise - Publié dans : 99paris
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 10 novembre 2008
Fondée le 11 avril 1807, notre atelier est la loge la plus ancienne encore vivante d'Ile-de-France de la Grande Loge de France (GLDF).
La question de la présence de femmes dans nos tenues s'est posée depuis longtemps.
En effet, dès 1945, la Grande Loge de France permit à des femmes de créer la Grande Loge Féminine de France (GLFF).
Cette "émancipation" se traduisit par un droit de visite des frères de la GLFF.
De façon assez étonnante, la réciproque ne fut pas validée.
De sorte, qu'encore à ce jour, nous, les frères de la GLDF, pouvons aller visiter les ateliers de la GLFF mais elles, les soeurs de la GLFF, sont interdites dans nos loges en tenue régulière.
Un de mes illustres prédécesseurs, Georges MARTIN, fut co-fondateur du Droit Humain avec Maria DERAISMES dans le dernier quart du 19ème siècle.
Preuve que la question des relations entre la franc-maçonnerie et les femmes remonte à loin.
Qu'en est-il de cette interdiction de réception des soeurs dans nos ateliers?
En quoi, en ce début de 21ème siècle, le fait de travailler rituellement avec des soeurs pendant nos travaux  poserait quelque problème?
La question n'est pas de la mixité dans nos obédiences respectives mais bien du droit de visite réciproque.
Une obédience amie masculine pratique la réciprocité de visite depuis de nombreuses années sans que cela nuise à la qualité des travaux en loge.
Le temps est venu de supprimer cette inégalité de traitement qui n'est pas digne d'un franc-maçon de la GLDF.
La question sera posée lors du prochain congrès régional de Paris Ile-de-France. de la GLDF.
Vos suggestions, avis, remarques voire critiques sont les bienvenus.

Le Vén.'.M.'. en chaire pour l'année 6008-6009.

Par La Jérusalem Ecossaise - Publié dans : 99paris
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus